CAPSULE #16 - Compassion et cerveau

6 novembre 2019
IPCAM - Dre Suzanne Lamarre, psychiatre

Rappel à la réalité (Reality check)  Paul Gilbert, professeur clinicien et fondateur de la thérapie fondée sur la compassion

  1. Nous devons tous reconnaître que nous n’avons pas choisi comment nos cerveaux pensent et réagissent.
    Nous avons été faits par d’autres : je peux parler du cerveau qui nous a été donné (old brain) et de celui que nous pouvons nous donner (new brain). Pour Jean-Paul Sartre : « l’homme est la résultante de ce qu’il a fait de ce qu’on a fait de lui » Se rappeler ici le principe d’Aristote l’existence vient avant l’essence. Ce seront donc les autres qui pourront me décrire après ma disparition et tout est impermanent et changeant…
     
  2. Nous n’avons pas choisi comment et dans quel contexte nous sommes nés et avons grandi.
     
  3. Nous ne planifions pas ce qui arrive dans le moment présent car trop de données sont hors de notre contrôle

Ce rappel à la réalité m’interpelle sur mes sentiments de honte et de culpabilité.
Je ne peux être responsable  que de mes gestes en en devenant conscient et la conscience de ses gestes n’est donné qu’à l’esprit humain.

La biche, dans la jungle, qui vient de voir son petit se faire tuer par un lion, peut reprendre dans l’heure après le combat la vie collective de son groupe parce qu’elle n’a pas les préoccupations de l’esprit humain. Rappelons-nous que 90% de ces préoccupations par anticipation du pire ne surviennent pas et que la perception de la honte et de la culpabilité est maintenue par le sujet visé.

 

Nos dix prochaines activités :

20 Janvier 2020 - 13:00 : Méditation du lundi PM
20 Janvier 2020 - 19:00 : Méditation du lundi
21 Janvier 2020 - 10:00 : Tai-Chi en Pleine Conscience
22 Janvier 2020 - 19:00 : Méditation du mercredi
23 Janvier 2020 - 11:00 : Méditation du jeudi MATIN
23 Janvier 2020 - 19:00 : Thursday evening meditation
27 Janvier 2020 - 13:00 : Méditation du lundi PM
27 Janvier 2020 - 19:00 : Méditation du lundi
Chaque fois que vous avez besoin de ralentir et de revenir à vous-mêmes, il est inutile de vous précipiter chez vous ou à votre centre de méditation pour pratiquer la respiration consciente. Vous pouvez le faire au lieu même où vous vous trouvez, dans votre fauteuil au bureau ou au volant de votre voiture. Si ce lieu est un centre commercial plein de monde ou la file d’attente dans une banque, peu importe: dès l’instant où vous vous sentez épuisé et éprouvez le besoin de vous recentrer, vous pouvez pratiquer la respiration consciente, debout, à cet endroit même. Où que vous soyez, vous pouvez respirer avec attention. Nous avons tous besoin de nous retrouver de temps à autre, pour mieux affronter les difficultés de la vie. Et cela est faisable dans n’importe quelle position –debout, assis, couché, en marchant.
- Thich Nhat Hanh
La Sérénité de l’Instant, Dangles, 1992